SURIMPOSIUM

Surimposium est une théorie générale de la réalité. Elle part de la reconnaissance d’un ordre complexe et place deux acteurs à ses extrémités : le réel et l’esprit. Nous modélisons mentalement ces acteurs en tant que non-soi et soi. Les deux s’examinent mutuellement. C’est la définition du double regard, objet du premier chapitre.

Ces représentations opérant entièrement dans l’esprit, c’est lui que j’examine en priorité dans le second chapitre. Stratium est un modèle de l’esprit auto-organisé. Il doit satisfaire le double regard, épistémique privilégié en philosophie et ontologique en neuroscience. Je le compare aux autres modèles du psychisme et montre comment il est seul à résoudre le ‘difficile problème’ du phénomène conscience.

Le troisième chapitre se penche sur nos fondations conceptuelles : individuation, interaction, représentation, erreur, ordre et information, certitude et incertitude. Chaque concept est souvent affublé de noms différents par le double regard, nécessitant leur accolement. Ou au contraire le concept est monolithique et mérite son dédoublement par ce même regard.

Le quatrième chapitre continue l’enquête fondamentale avec la systémique, l’auto-organisation et l’émergence. Historique de l’émergentisme, jusqu’à sa vision contemporaine : la causalité émergente ne surgit pas du néant mais des aspects non modélisés des conditions initiales et des approximations dans la délimitation d’un système.

La réalité ontologique de l’émergence fait l’objet du cinquième chapitre. Il existe des ruptures de causalité dans la topologie, les transitions de phase, la thermodynamique, la décohérence quantique. Simultanément apparaissent des phénomènes transcendantaux tels que le point critique et la renormalisation. Je montrerai comment des ruptures de causalité sont dissimulées dans un simple signe ‘=‘. Les notions d’entropie et d’énergie sont décryptées. Nous assisterons à un véritable renversement épistémique de l’information ontologique.

Le sixième chapitre fait apparaître la dimension complexe. Pas seulement un plan de systèmes juxtaposés mais une hiérarchie verticale apportant une dimension supplémentaire au réel. Le double regard est inscrit dans la réalité. Une représentation n’est plus virtuelle mais réelle, jusque dans la matière. Surimposium définit des principes entièrement nouveaux : surimposition des niveaux d’information, attracteurs complexes, cadres locaux remplaçant le cadre spatio-temporel général, qui devient la surimposition des niveaux locaux. Hypothèse du conflit individuation-collectivisation (Je suis/Je fais partie) comme principe transcendantal à cette dimension.

Le septième chapitre cherche un métalangage pour la dimension complexe. Enquête sur la hiérarchie du langage mathématique et la possibilité d’une métamathématique. Le plus mystérieux des concepts est abordé : le temps. La propriété du temps en tant que séquence est redonnée à chaque niveau complexe. Les problèmes nés de la comparaison des temps se dissolvent. Le phénomène conscience s’inscrit dans une temporalité naissant de la surimposition de ses interactions constitutives. Un cours du temps anime-t-il ou non la réalité ? Cette tension potentielle n’est plus nécessaire avec la dimension complexe. Enfin il est possible de réconcilier continuité et discontinuité avec le double regard, continuité ontologique et discontinuité de la représentation, les deux aussi réalistes l’une que l’autre.

Je conclurai sur les différentes sections de la dimension complexe, que j’ai appelées Quantum Materium Stratium Societarium, au sein du Diversium : la réalité auto-organisée, de l’uniformité apparente des quantons à la diversité des consciences.

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